Migrer de Google Workspace vers Microsoft 365

Les grandes étapes à connaître avant de se lancer
De nombreuses entreprises commencent avec Google Workspace pour sa simplicité.
Avec le temps, certaines choisissent Microsoft 365 pour des raisons de sécurité, de gouvernance ou d’intégration avec leur environnement poste de travail.
Une migration de Google Workspace vers Microsoft 365 est tout à fait réalisable à condition d’en comprendre les enjeux et les grandes étapes, avant de parler d’outils ou de techniques.
Cet article propose une vue pédagogique, volontairement non technique, pour comprendre comment ce type de projet se structure.
Ce qu’implique réellement une migration Google → Microsoft
On réduit souvent la migration à :
- des emails
- des fichiers
En pratique, le périmètre est plus large :
- identités
- sécurité
- postes de travail
- usages collaboratifs
- conformité réglementaire
Une migration réussie est avant tout un projet d’organisation, avec une composante technique.
1. Le cadre en amont du projet
Avant toute manipulation :
- définir qui décide et qui valide
- clarifier les responsabilités
- encadrer l’accès aux environnements
- prendre en compte les obligations légales (RGPD, LPD)
Cette phase est souvent invisible pour les utilisateurs, mais structurante pour la suite.
2. Comprendre l’existant
Aucune migration ne devrait commencer sans :
- une vision claire des comptes à migrer
- une estimation des volumes de données
- une compréhension des usages réels
- une identification des dépendances (applications, automatisations, relais SMTP, etc.)
Cette étape permet d’éviter les surprises en cours de projet.
3. Préparer Microsoft 365 avant d’y déplacer des données
Une erreur fréquente consiste à migrer des données avant d’avoir préparé la plateforme cible.
Cela inclut notamment :
- la structure des identités
- les règles de sécurité
- les espaces collaboratifs
- les conventions de nommage
- les règles de partage interne / externe
Microsoft 365 est un environnement puissant, mais qui nécessite des choix structurants dès le départ.
4. Migrer progressivement
Dans la majorité des cas :
- les migrations se font par lots
- une cohabitation temporaire est nécessaire
- les flux emails doivent rester fonctionnels pendant la transition
L’objectif est d’assurer une continuité de service.
5. Accompagner les utilisateurs
Même lorsque la migration technique est correcte :
- les usages changent
- les repères évoluent
- des questions apparaissent
Documentation, communication et support sont souvent aussi importants que la technique.
6. Tester et valider
Une migration n’est réellement terminée que lorsque :
- les données sont vérifiées
- les accès sont fonctionnels
- la sécurité est validée
- les utilisateurs peuvent travailler normalement
Des tests simples permettent d’éviter des incidents tardifs.
7. Penser à l’après-migration
La migration n’est pas une fin en soi.
Les sujets suivants apparaissent rapidement :
- gouvernance continue
- sécurité
- gestion des postes
- évolution des usages
- support
Microsoft 365 est un environnement vivant, qui demande un minimum de pilotage dans le temps.
En résumé
Migrer de Google Workspace vers Microsoft 365 n’est pas complexe en soi mais demande méthode, anticipation et coordination
Il est possible de gérer ce type de projet en interne pour des environnements simples.
Dans des contextes plus sensibles (sécurité, conformité, volumétrie, postes managés), certaines entreprises font appel à des sociétés spécialisées pour cadrer ou sécuriser le projet.
C’est notamment le cas de structures comme Nextametrics, qui interviennent sur ces sujets, sans que cela soit une obligation pour tous les projets.
